Le Parti communiste du Québec dénonce et rejette catégoriquement le projet d’implantation de la Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience (Banque DSR) au Québec, une nouvelle banque multinationale conçue pour transformer Montréal en quartier général financier du réarmement des puissances alliées de l’OTAN.

Alors que se tiennent cette semaine autour de l’hôtel de ville de Montréal de nouvelles négociations clandestines visant l’implantation de cette banque, pilotée par le gouvernement Carney appuyé par le nouveau gouvernement Fréchette et l’administration Martinez Ferrada, il devient clair qu’il s’agit d’un autre projet visant à soumettre le Québec aux besoins de la base industrielle de guerre et de l’impérialisme.

La mission même de cette banque le confirme : il s’agit d’accroître l’accès au crédit pour les entreprises de la défense, notamment par des prêts garantis par les États qui couvrent les risques, afin d’encourager les banques commerciales à injecter davantage de capitaux dans le secteur militaire. Les six grandes banques canadiennes auraient déjà appuyé cette initiative et l’auraient présentée ouvertement comme un levier pour « ouvrir des marchés » et soutenir l’inflation du secteur militaire canadien.
Notre vision est que le Québec ne doit pas devenir la plaque tournante financière du militarisme, mais un pôle de paix, d’emplois, de services publics, de logement, de transport collectif et de développement répondant aux besoins populaires, non aux intérêts des banques, des monopoles et de l’impérialisme.

Fidèle à ses positions pour la paix, contre l’impérialisme, contre la domination du capital financier, le Parti communiste du Québec rejette ce projet et appelle les forces progressistes, syndicales et populaires à s’y opposer.